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La Troubade

Trobada : 1123

Villa de Trobada : 1206

Sainte Marie de Trobada : 1203

Troubada : 17è

 

La Trobade vient de Les Troubadaries (1740-60), Lastruvadaries (1770), prononcer Las Trubadayes.

Etymologie dérivée avec suffixe collectif, d’occitan : trobat : trouvé – enfant trouvé ; trouvée, participe de trobare

Sainte Marie de Trobada citée en 1203, ancienne église ou prieuré à environ 2 kms du village de Pailhès. On trouve Monso de Trobado 1223.

Elle est au bord du ruisseau de Merdols où se jette la Rivierette. Le ruisseau du Merdols est la limite avec la commune de Saint Geniès. Seule une grangette est présente sur le site.

 

Le tènement de la Troubade est partagé en son milieu par une partie de longe de terre d’environ 90m de large sur 270 de long appartenant de Saint Geniès. Il se pourrait que l’église de la Troubade soit dans cette partie ?

La nécropole a été bouleversée lors d’un charruage en 1962. Plusieurs tombes à tegulae, lauzes de pierres ou d’ardoise.

 

1ère version :

Notre Dame de la Troubade était située au bas du coteau de Montalaurou. Selon l’abbé Maurin, dans le mémento paroissial, elle devait son nom à quelque statue de la Vierge trouvée en ce lieu.

Mais, pourquoi ne serait-ce pas le sanctuaire où troubadours et jongleurs s’agenouillaient avant de se présenter au seigneur voisin pour obtenir l’autorisation de chanter complaintes et aubades afin de le divertir et de la renseigner sur les mille faits qu’ils glanaient d’un château à l’autre, « c’était le journal parlé de l’époque ».

Cette chapelle devait être un monument important, puisqu’en octobre 1203, le vicomte de Béziers permet au chapitre de Saint Nazaire de Béziers, dont elle relevait, de la fortifier. Mais en 1536, l’église fait pitié, Messire Clément de Bonsi, évêque de Béziers, la trouve sans porte, tout ouverte, découverte, sans autel, la vie paroissiale y est morte.

C’est le vicaire perpétuel de Pailhès qui la dessert en même temps que l’autre, côté du Taurou ; Saint Félix de Toureille : ancienne église de Murviel vers 1089.

 

2è version :

Vers la fin du 11è siècle, c’est un homme d’armes portant le nom du lieu-dit Trobada, qui révèle l’existence de cet habitat, est souscrit en qualité de témoin à une donation de Guiral de Puimisson à Saint Nazaire de Béziers ; il est accompagné d’autres témoins dont Matfret de Pailhès.

Quant à l’habitat de Troubade, il est noté sous la qualité de mansus [mansus : propriété acquise – endroit où l’on mange] le 24 août 1123, dans une vente de Raymond Miliano aux chanoines de Saint Nazaire de Béziers.

Nous remarquerons comment certains de ces habitats dont la toponymie révèle l’existence se trouvent cités autour de l’an Mil au sens large certains par leur cession testamentaire en 966, d’autres par une église comme Saint Pierre de la Valette, d’autres, par une donation, voire une sentence d’excommunication conciliaire (Toureilles), d’autres comme Bouilhonac par un patrimoine d’église, l’existence d’une tour ou fortification, ou trace d’une famille puissante portant le nom du lieu, ce qui est le cas pour la Troubade.

Au croisement de la carrière Bouscarenque et du chemin de Magalas, à Murviel, se trouve l’emplacement non exactement déterminé de saint Marie de la Troubade.

A la fin du 11è siècle, un homme quelque peu considérable en portait le nom, Lautard de Trobade, et au début du 12è siècle, tardivement, Trobada était un mansus.

La localisation précise de La Troubade est aléatoire. Le lieu-dit s’étend sur les communes de Pazilhès et Saint Geniès. Aucune croix ni indice de construction ne subsiste. Tout au plus sait-on que le percement de la route actuelle de Saint Geniès à Saint martin des Champs a traversé le cimetière, si l’on en juge par la grande quantité d’ossements qui ont été alors soulevé.

Le village pouvait se trouvait de part et d’autre de la route moderne, à mi-hauteur de la petite côté en venant de Pailharèdes.

 La Troubade ne se trouvait point à un carrefour de voies, ni même sur une voie, dans une position excentrée par rapport au chemin. La première trace documentaire portant le nom du lieu, Laudardus de Trobade, à la donation de divers biens par Guiral de Puimisson au chapitre de Saint Nazaire, le 18 juin 1097.

Ce lieu lui-même n’est cité qu’en 1023. Raymond de Miliano abandonne aux chanoines du Chapitre de Saint Nazaire de Béziers se qu’il possède aux manses de Troubade : demeure de Pierre Aribert. En échange, Raymond de Miliano reçoit du Chapitre 20 sous melgoriens. Il donne en garantie et en cas de contestation un droiut de retour (per retornum) dans ses vignes de la Calm de Puimisson. Sont témoins : Gairaud, Pons de Sauvian, Bernard et Guillaume de Thézan, Déodat de Mus et son fils Raymond.

En juillet 1182, Ermengarde, fille d’Armand et femme de Guillaume d’Avène, rédige son testament, destine sa fille Sybille à la profession religieuse à Nonenque, et donne à ce monastère, pour l’entretien de sa dite fille, sa Condamine de Sainte Marie de Troubade, confrontant de toute part l’honneur (propriété) de Saint Nazaire.

Les enfants d’Ermengarde, Bertrand d’Avène et Guillaume son frère, confirment la donation en 1183, et indiquent que la dite Condamine de Troubade était gagée pour une somme de 17 sous melgoriens. Somme importante pour ce bien modeste.

 

Existait-il des fortifications à la Troubade ? On pourrait le croire. Une ordonnance de Raymond Roger, vicomte de Béziers, semble indiquer qu’il pouvait déjà exister, au 12è siècle une forteresse modeste à Troubada, car en octobre 1203, il autorise les chanoines de Saint Nazaire à édifier, reconstruire les fortifications et renforcements de manière qu’ils jugeront utile aux églises de Saint marie la Troubade, Saint Etienne de Pailhès et Martin de Divisan.

Le manse de Troubade, nonobstant la donation de Raymond de Milan et d’Ermengarde, relevait des domaines de la famille féodale de Saint Geniès. Il abandonne à ses deux filles, Vierna et Aimée, ses biens de la villa de Trobada dans son terroir.

Le chapitre de Béziers acheta à Alemande et Sicarde, ses sœurs filles d’Ermengarde, un honneur (bien de nature féodale) qui avait appartenu à leur père.

Le chapitre de Béziers poursuit ses acquisitions à Troubada. On connaît celle faite à Jacques Lauranes, confrontant le ruisseau d’Olette.

On ignore à quelle époque elle fut désertée, nous n’avons pas les pièces de procédure de suppression. La Troubade ne réapparaît qu’à la fin du 16è siècle après plus de 200 ans de silence total.

Il n’y eut ni sur la commune de Saint Geniès, ni sur celle de Pailhès, de ventes des biens nationaux mentionnant l’église de Notre Dame de la Troubade.

 

Troubada : source documentaire :

Sur le compoix de Pailhès de 1781, page 29, se trouve : les terres appartenant à Antoine (rayé) ajout Tous Saints Boussac de Saint Geniès.

- 1 champ et une vigne au tènement de la Ribeyrette …

- 1 vigne au dit tènement …

- 1 champ et une herme au dit tènement, dans lequel est une chapelle ruinée dite « Notre Dame de la Troubade, confrontant du Levant à Aquillon le terroir de Saint Geniès et d’autres parts de Jean Boussac, contenance deux séterés, douze pug. All. Quatre sols sept deniers.

 

1693 : les pierres de l’ancienne église de la Troubade servent à réparer l’église de Pailhès.

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